Mes vases pas commodes

L’un de mes petits plaisirs est de dénicher des vases pour quelques euros lors de vide-greniers locaux. Ma collection s’agrandit au fil des étés et certains n’ont même jamais reçus de fleurs tellement les nouveaux arrivants se bousculent. Et puis, il y en a que j’ai surtout achetés pour leurs belles formes sans penser comment ils allaient remplir leur fonction de réceptacles de bouquets.


Après tout, pourquoi ne pas les apprécier en tant qu’objets de décoration pure, lot qui leur est réservé une bonne partie de l’année de toute façon ?
Eh bien, parce qu’ils ont des trous ! Et aussi des ventres ! Ils ont bien été pensés pour tenir de l’eau et des fleurs, c’est pour ainsi dire leur destin !
Les variations des orifices et des réservoirs d’eau sont illimitées, et ce qui doit faire l’attrait pour les potiers c’est qu’il n y a que ces deux contraintes à leur imagination.

Mais dans bien des cas, un beau vase ne fait pas forcément un beau bouquet et demande trucs et astuces pour créer un ensemble harmonieux.
Le charme de ce soliflore réside en partie dans la différence entre minuscule goulot et gros bidon. Il porte bien son nom car il est presque impossible d’introduite plus d’une tige de fleur dans l’ouverture. Cephalaria gigantea, carotte sauvage et aigremoine eupatoire se trouvent très serrées à la taille pour mieux s’épanouir au-dessus et en-dessous.Le réservoir très large de ce magnifique vase ventru pose un autre problème au moment de la composition d’un bouquet : les tiges se couchent et l’ensemble s’étale avec plus ou moins de grâce. On pourrait lier le bouquet en bas des tiges et espérer qu’il ne penche pas d’un côté ou bien tirer parti de son allure joliment alanguie. Les inflorescences des miscanthus peuvent ainsi se déployer et supporter la guirlande des petites pétunias doubles.
Le vase qui me pose le plus de souci était un cadeau de mon père à ma mère. Pendant mon enfance, je l’ai souvent vu garni d’un bouquet d’anthuriums rouges, très à la mode à l’époque. J’ai voulu rendre hommage à cet usage en utilisant des anthuriums foncés dans un bouquet de graminées, de verveines défleuries et de branches de genêts, rappelant les couleurs du réceptacle. Un bouquet monochrome est en soi un défi et la très large ouverture du vase n’arrange rien. J’ai donc introduit un bocal au parois droites pour contenir un peu l’étalement de la composition, avec un succès, disons, relatif !
L’idée du vase à plusieurs trous est certainement de faciliter la composition florale. Pour autant, j’avais du mal à caser mes tournesols à têtes lourdes et à empêcher les branches d’églantiers à virevolter. Asters, sédums et graminées, quant à eux, se tiennent plus sagement dans leurs trous alloués.

Pour ce qui est de cette dernière trouvaille, d’un céramiste fort anonyme, je trouvais qu’elle avait vraiment plus d’allure sans fleurs !

Une réflexion sur “Mes vases pas commodes

  1. tre bien😊 ein w7nderschönes , herbsliches Arrangement. Liebe Grüße Eva , auch von Barbara,bin in München und genieße meine Tage hier mit Kultur,Gemütlichkeit und Sonne.

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