Que reste-t-il…

…pour faire un bouquet ?

L’été a été sec, très sec ! Tellement sec que dès la fin du mois d’août certaines de mes plate-bandes ressemblaient à des bouquets séchés. Pas besoin de suspendre les fleurs têtes en bas avant de pouvoir les utiliser dans ces compositions florales qui ne fanent jamais. 

A la mi-septembre la sécheresse était venue à bout des plantes les plus coriaces. Les carottes sauvages, pourtant pas chichiteuses, s’étaient recroquevillées et produisaient des graines à foison.
Les Echinpos qui, en temps normal, peuvent garder leurs boules de graines jusqu’à tard dans l’automne, se dépêchaient de les disperser autour d’eux pour assurer une nombreuse descendance l’année prochaine.

Les feuilles des Cephalarias géantes restaient certes encore bien vertes, grâce aux profondes racines, très adaptées à la sécheresse, mais leurs boutons couleur paille allaient vite tourner au marron, puis au noir.Pourtant à ce moment-là, il restait des couleurs au jardin sec. Les douces plumes de Setaria ‘caramel’ se teintaient de rose et leurs feuilles viraient au lie-de-vin.

Deux mois plus tard, la lumière a assurément changée, mais plumes et feuilles ont aussi perdu leurs jolies teintes et rejoint la cohorte des « couleur paille ».

Sorghastrum nutans est une graminée aux couleurs inhabituelles et presque métalliques. Elle a mis du temps a s’installer, mais cette année elle a doublé de taille et même fait un petit. Ses épis jaune verdâtre augmentent encore l’effet étonnant de cette plante. Ce sont les Panicums ‘Shenandoah’ qui ont gardé de magnifiques teintes chatoyantes jusqu’à maintenant avant de perdre, à leur tour, ce dernier éclat et de virer marron.Car, après tout, c’est le destin ultime de toute végétation en fin de vie : le vilain marron, le marronasse. A la presque fin novembre, on en voit partout et il faut l’amour des plantes et un beau rayon de soleil pour y voir de la beauté.

Les capsules de la digitale lutea se sont ouvertes en préparation de la grande dispersion de milliers de graines, mais avant que la tige bien solide ne lâche il en faudrait de la pluie, neige et autres intempéries. L’agastache à droite est plus prompte à se coucher pour l’hiver, mais ses graines moins nombreuses sont aussi moins aptes à germer dans la terre de mon jardin.

La graminée Chasmanthium latifolium s’est transformée de belle blonde en châtain quelconque avec les premières gelées, ses épis moins surprenants, car j’ai manqué de la cueillir dans la fleur de l’âge.

Ma procrastination m’a jouée des tours : pensant que les fleurs séchées déjà sèches allaient se garder encore une semaine, puis une autre, puis…, bref :
j’ai raté le meilleur moment pour composer un bouquet sec aux soupçons de couleurs d’automne. Mais finalement, il témoigne assez bien de cet été exceptionnellement aride et du moment bien avancé de l’année au jardin.

 

Une réflexion sur “Que reste-t-il…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s