La nouvelle plate-bande

Après un mois d’absence en août, une belle surprise m’attendait à la maison : les rudbeckias que j’avais quittés à l’état de boutons serrés avaient éclos en merveilleuses marguerites couleur lie-de-vin. Ils étaient devenues les stars de la première saison de ma nouvelle plate-bande. Quel beau spectacle pour une annuelle que j’essayerai certainement de faire revenir l’année
prochaine !

Un an auparavant, une toute autre pièce se jouait au même endroit. Nous avions décidé de paver devant la maison et d’encadrer dignement une de mes premières plate-bandes créées en arrivant ici. Et comme elle était infestée de liseron et d’une vigne vierge indomptable, je l’avais complètement vidée et couverte de carton et de paille pendant une saison entière. En août 2016, les travaux commençaient, mais je ne la replantais pas avant ce printemps.Mon projet était de faire un « mixed border », c’est-à-dire un parterre ou l’on mélange arbustes, bulbes, vivaces et plantes annuelles. Et puis je voulais que la terre soit rapidement couverte de végétation afin de ne pas laisser trop de chance aux mauvaises herbes de se réinstaller.
La plate-bande fait dix mètres de long sur un mètre cinquante de large, ce qui présente une bonne surface à couvrir !

Je commençais par placer quelques arbustes, notamment un Physocarpus opulifolius ‘Diabolo’ avec un magnifique feuillage presque noir et une jolie floraison blanche au printemps.Trois spirée ‘Goldflame’ et un troène doré ‘Sunshine’ apportent, au contraire, un feuillage très lumineux et « jurant agréablement » avec la couleur de l’enduit de notre maison. Un genêt à balais ‘Zeelandia’, quant à lui, occupera vite un petit mètre carré tout en fleurissant crème et rose tôt au printemps.
Après l’installation de ces buissons, la plate-bande restait désespérément vide, et pour ne pas me ruiner en achat de plantes, j’ai d’abord grappillé ce que je pouvais ailleurs dans le jardin.

Couvre-sols et bouillon blanc majestueux

Parmi mes trouvailles il y avait pas mal de couvre-sols : Géranium ‘Biokovo’ et ‘Samobor’, Phlomis russeliana, Tellima ‘Grandiflora’, entre autres. Dans un coin un peu plus ombragé, j’ai mis des hellébores fétides, du bugle et des euphorbes pourpres.

Maintenant il fallait encore d’autres vivaces, en particulier celles qui fleuriraient pendant l’été. J’avais fait une série de semis de vivaces l’été dernier. J’en ai perdu un certain nombre pendant l’hiver, mais une demi-douzaine d’eupatoires et quelques agastaches avaient survécu et rejoignaient désormais mon parterre. L’association entre Physocarpus, eupatoire et fenouil bronze (rescapé du jardin) me plaît particulièrement.Côté graminée, j’ai opté pour deux Panicum virgatum de tailles très différentes : ‘Kuhlsenmoor’ qui fait quatre-vingt centimètres de haut et ‘Warrior’ qui atteindra les un mètre quatre-vingt ! Ils sont encore discrets, mais ça changera dès l’année prochaine.

Et puis en dernier, j’ai rajouté les annuelles. En plein hiver, je me perds toujours dans les catalogues de graines et commande des valeurs sûres mais aussi quelques bizarreries. Le rudbeckia ‘Cherry Brandy’ est une valeur sûre à condition d’éviter la fonte du semis. Un peu lent à s’installer, il me ravit avec sa couleur rouge intense qui attire le regard.Du côté des bizarreries, j’ai trouvé une reine-marguerite ‘Valkyrie Brünhilde’. Rien que son nom vaut qu’on lui donne une chance. Description et photo du catalogue évoquent une fleur « rose chamois à cœur jaune » un peu mal coiffée, mais en rentrant des vacances je découvre de gros pompons rose-poudrés beaucoup plus maniérés que j’imaginais ! Son intégration à long terme dans cette plate-bande un peu sauvage reste incertaine, aussi ne l’ai-je pas encore testé en fleur coupée alors qu’en tant que curiosité florale elle a toutes ses chances !
En tous cas, si je veux revoir ces deux annuelles il faudra les aider en prélevant leurs graines et en les semant à l’intérieur au printemps prochain.

Sur le front des mauvaises herbes, les choses ne se sont pas trop mal passées. J’ai désherbé trois fois au cours de la saison tout en laissant des violettes sauvages arrivées avec la terre végétale apportée pour élever le niveau. J’ai également gardé une petite graminée et je vais peut-être le regretter, car elle semble faire de très grosses mottes…
Et pour cette fois j’ai accepté qu’un bouillon blanc se déploie tardivement dans toute sa splendeur tout en veillant à lui couper la tête à la première fleur fanée !

 

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